Quelle école pour nos enfants ?

En Israël le système scolaire n’est pas uniforme, En effet, il ya plusieurs grands courants et il est important de connaître les caractéristiques de chacun car ce sont elles qui vont conditionner l’éducation que recevrons nos enfants tant dans le fond que dans la forme :

1) Le courant national, appelé mamla’hti : ממלכתי

Le système scolaire mamla’hti est laïque, l’enseignement des matières juives y est très restreint, par exemple la bible (le houmach) sera enseignée dans le cadre d’un cours d’histoire générale. Les matières sont à peu près celles enseignées en France, avec plus de place accordée à l’anglais. Les écoles sont mixtes tout au long de la scolarité. Celles ci se découpent approximativement comme en France :

- L’école primaire (= beit sefer yésodi) du CP (kita alef) à la sixième comprise (kita vav)
- Le collège חתיבה ביניים (‘hativat beïnaym) : kitotes ז ,ח, ט (zain, het, tet)
- Puis le lycée: kitot י,יא, יב (youd, youd alef, youd bet). Le bac se prépare a partir de la classe youd à l’aide de contrôles continus, il y a aussi des épreuves finales à la fin de la terminale (יב).

2) Le courant national religieux (sioniste): ממלכתי- דתי

Le système scolaire “mamad” concerne en général les enfants des familles religieuses mais ne se reconnaissant pas dans le système orthodoxe classique. L’enseignement est partagé entre matières profanes et matières religieuses. Les classes sont mixtes en général jusqu’a la kita dalet (CM1) mais il y a des divergences d’une école a l’autre.

3) Les écoles appelées “torani” (comme “Noam”, “Horev”)

Elles font partie du système mamlahti dati mais sont considérées comme plus religieuses. Il y a plus d’heures d’enseignement religieux, les filles et les garçons sont séparés dès la kita alef. Pour les garçons le collège et le lycée ressemblent un peu à une yechiva (tihon yechivati). Chez les filles , le lycée est appellé “oulpena”.

Les épreuves du baccalauréat font partie du cursus de tous les élèves du réseau mamad ainsi que du réseau torani, garcons et filles, mais elles sont plus nombreuses que dans le système laïque puisque s’y rajoutent des épreuves portant sur les matières religieuses.

4) le courant orthodoxe (‘harédi) : חרדי

Le système scolaire orthodoxe est en général indépendant. Il est en soi très diversifié : on y trouve des écoles à tendance sépharade, ashkénaze, hassidique, habad…

Pour les filles le réseau principal est le “Bet Yaacov”. Pour les garçons, l’école est appelée Talmud Torah ou Heder dans le milieu ashkénaze . L’ enseignement est centré sur les matières religieuses mais laisse aussi la place à d’autres matières. Les filles apprennent l’anglais dès l’école primaire, ainsi que les sciences, la géométrie ..
Les garçons apprennent essentiellement l’ Ivrit (compréhension de textes,expression écrite, orthographe) et les mathématiques en plus des matières kodesh.

Après la bar-mitsva, les garçons intègrent la “yechiva ketana” qui dure en général 3 ans puis la “yechiva guedola”; le bac ne fait pas partie de leur cursus. Chez les filles , l’enseignement est continu du C.P jusqu’au lycée qui est appelé “seminar”. Certains seminarim commencent depuis peu à intégrer des épreuves du baccalauréat à leur cursus.

Peut-on changer de “circuit” en cours de scolarité ?

Les passages d’un système à l’autre sont possibles mais ne sont pas toujours faciles et sont même assez rares. Ils ont lieu de préférence aux moments charnières de la scolarité (passage du gan a l’école ..) Un enfant voulant rejoindre une école d’un niveau religieux supérieur devra rattraper le niveau de sa classe dans les matières kodesh. D’autre part, ses parents devront prouver que leur mode de vie correspond aux valeurs et aux exigences de l’école sur le plan de l’observance des mitsvots, de la tsniout (règles vestimentaires) etc…

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